mercredi 12 novembre 2008
samedi 23 août 2008
Vegetarianism
En 1888, Gandhi quitta l'Inde pour la Grande-Bretagne, où il fit des études de droit pendant trois ans. C'est à cette époque qu'il devint végétarien par conviction et non plus par simple respect de la tradition familiale et sociale. Voici ce qu'il en dit dans son autobiographie (The Story of my Experiments with Truth, en français Mes expériences de vérité) :
J'ai lu l'ouvrage de Salt [A Plea for Vegetarianism, En défense du végétarisme] et j'ai été très impressionné. Depuis le jour où j'ai lu ce livre, je peux dire que je suis devenu végétarien par conviction. J'ai béni le jour où j'ai promis à ma mère de ne pas manger de viande. Depuis toutes ces années, je ne m'étais pas nourri de chair pour demeurer fidèle à ma promesse, tout en souhaitant que les Indiens puissent devenir carnivores, moi y compris. Dorénavant, j'étais végétarien par choix, et je décidais de devenir un missionnaire du végétarisme.
J'ai lu l'ouvrage de Salt [A Plea for Vegetarianism, En défense du végétarisme] et j'ai été très impressionné. Depuis le jour où j'ai lu ce livre, je peux dire que je suis devenu végétarien par conviction. J'ai béni le jour où j'ai promis à ma mère de ne pas manger de viande. Depuis toutes ces années, je ne m'étais pas nourri de chair pour demeurer fidèle à ma promesse, tout en souhaitant que les Indiens puissent devenir carnivores, moi y compris. Dorénavant, j'étais végétarien par choix, et je décidais de devenir un missionnaire du végétarisme.
dimanche 25 mai 2008
Le plagiaire

Je me suis réveillé avec la vision claire d'un livre.
La couverture semblait être une de celles des Éditions Gallimard.
Même si vous vivez depuis longtemps à l'étranger, vous voyez sans doute à quel objet cellulosique je fais allusion.
Son titre, bien lisible, en Bodoni rouge, "Audelà du bricolage" était bien celui que j'avais donné à une suite d'écrits oubliés.
Je connus alors le sentiment d'un livre que j'aurais rédigé sans m'en savoir l'auteur.
Mais était-ce bien le livre que j'avais cessé de vouloir écrire ou bien un autre livre, celui que j'aurais imaginé écrire, mais sans jamais y parvenir. Celui-ci, en tout cas, avait été publié à mon insu.
D'ailleurs le nom de l'auteur, "Isidore Pataquès", n'était pas le mien.
Un pseudonyme certainement. Cependant en feuilletant cet ouvrage je retrouvais de nombreux éléments qui relataient, en les travestissant, des événements de mon existence passée. Le style même, ne m'était pas inconnu. Je retrouvais des phrases que j'étais certain d'avoir rédigées. On m'espionnait, si c'était possible, au fond de mes pensées? Qui connaissait ma vie? Qui pouvait la raconter, si précisément, sans avoir eu la possibilité de l'entendre ou de la lire? Je décidais donc d'écrire en empruntant le pseudonyme de celui qui se servait dans ma mémoire. Et j'entrepris ainsi le récit des aventures d'Isidore Pataquès, sans respecter la sienne.
lundi 19 mai 2008
Éveil du lecteur
Dans le style : message enroulé dans une bouteille jetée dans la mer des livres, voici un petit extrait d'un commentaire... philosohique?
"Kant fut «réveillé de son sommeil dogmatique» le jour où il lut Hume, notamment la subtile et pénétrante critique de la connaissance de la causalité, développée dans la septième section de l'Essai sur l'entendement humain de I748.
Cette critique lui révéla que le jugement de causalité n'est point, comme on le croyait, un jugement analytique tirant de la cause l'effet qui s'y trouverait précontenu; mais un jugement synthétique affirmant une «connexion nécessaire» entre une cause et un effet radicalement hétérogènes l'un à l'autre. La critique de Hume montrait qu'une telle connexion n'est connaissable ni a priori par déduction (l'effet n'étant point analytiquement précontenu dans ]a cause) ni a posteriori par expérience (l'expérience ne pouvant donner à connaître que des conjonctions empiriques entre des événements «entièrement lâches et séparés», mais jamais des connexions nécessaires). Cette critique induisait au scepticisme et compromettait gravement les «lumières», non seulement celles de la métaphysique prétendant connaître des réalités transcendantes, mais celles mêmes de la physique prétendant connaître des nécessités phénoménales. Seules subsistait, scientifiquement valable, la mathématique, parce que, les jugements mathématiques étant, aux yeux de Hume, des jugements analytiques, leur nécessité pouvait être connue a priori."
Source
Jean Vialtoux, La morale de Kant, PUF
Éclaire-t-il la pensée sur la vraie nature de l'esprit ?
mercredi 30 avril 2008
Sur les conditions préliminaires d'une éclaircie en mai 1968 et autres réjouissances imprévues

Pendant les années qui ont précédées mai 1968, comme une résurgence de l'esprit libertaire s'est produite. Dans le terreau de la bêtise autoritaire s'est renouvelée l'étrange pousse de l'esprit d'insoumission, pour éclore sous forme d'une éphémère fleur de liberté. Dont survivent difficilement quelques traces.
Pour ceux qui avaient vu le jour après les crimes de la guerre mondiale, il était difficile de saisir la complexité d'une semblable humanité pour pouvoir s'y apparenter vraiment. L'écran givré de la guerre froide recouvrait les apparences.
Seules, pendant l'été, d'illusoires vacances permettaient de se réfugier dans les livres, d'autres vies, celles où s'oublier permettait d'atteindre, ailleurs la vraie vie parallèle.
De nombreuses régions de la planète souffraient de dictatures. Dans notre petit territoire, un militaire gouvernait. Le "maréchal-nous-voilà" avait été en principe aboli, mais, comme les castes en Inde survivent après Gandhi, la constipation morale "travail famille patrie" en tous lieux s'insinuait. Comme un mal pernicieux. L'asthme du peuple soumis. Les adultes? Beaucoup de névrosés aveugles et soumis qui s'accrochaient à des principes pour effacer souvent l'effroi des souvenirs. Pendant que de nombreux arrivistes, arrogants et sans scrupules, se précipitaient sur les nouvelles voies marchandes de la réussite. Les guerres dont le profit n'avait pas échappé à tous, n'avaient pas entravé la progression du mal, l'avidité pouvait devenir incivile sans complexe. L'ombre de l'interdit se profilait malgré l'épidémie consumériste naissante qui commençait à ressembler à un nouveau message salvateur et contre révolutionnaire. Les partisans d'un ordre musclé ne craignaient pas d'employer la violence pour imposer l'obéissance.
Au coin de la pensée mercurienne les lys fleurissaient.
dimanche 27 avril 2008
Périphrase nacrée du jour
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